Menace russe en Europe : comment les attaques hybrides sont devenues un "terrorisme d'Etat"
Ils ont été trahis par des traces d'ADN.
D'après le quotidien Süddeutsche Zeitung et les groupes audiovisuels publics NDR et WDR, deux hommes sont suspectés par la police criminelle allemande d'avoir apporté, début août, un drone chargé d'explosifs à l'aéroport de Leipzig-Halle.
Les auteurs de ce qui ressemble fort à une tentative d'attentat ont un point commun : ils sont tous deux en possession d'un passeport russe.
L'incident a provoqué une vive réaction allemande.
Ce 1er septembre, les autorités ont déclaré Moscou responsable de cette attaque dans l'un des lieux les plus sensibles de l'aéroport.
Dans la foulée, Berlin a aussi annoncé la fermeture à venir d'un centre culturel russe dans la capitale , ainsi que du dernier consulat du pays, à Bonn.
Mais la réaction la plus notable est venue de la cheffe de la diplomatie européenne, le lendemain.
En marge d'un sommet en Irlande, Kaja Kallas a estimé que l'affaire a "toutes les caractéristiques du terrorisme d'Etat".
Des dirigeants européens, surtout issus des pays baltes - Kaja Kallas est estonienne - en viennent désormais à qualifier de "terroriste" les agissements de Moscou en Europe.
Deux jours plus tôt, dans une interview accordée au Telegraph, le directeur du renseignement extérieur estonien Kaupo Rosin abondait dans ce sens.
"C'est une cible civile", a-t-il souligné à propos du drone de Leipzig, insistant sur une action "pouvant être qualifiée de terroriste".
Réplique proportionnée D'autres ont été plus prudents.
Alexander Dobrindt, le ministre de l'Intérieur allemand, a préféré évoquer une "attaque hybride".
Emmanuel Macron a parlé "d'ingérence" et a aussi dénoncé la "guerre hybride que nous mène la Russie".
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