"Ce week-end, on a perdu la présidentielle" : après le 17 octobre, les candidats du bloc central dans la nasse
La séquence a inondé les réseaux sociaux.
Ce lundi 19 octobre, la députée Ensemble pour la République (EPR) Prisca Thevenot, ancienne porte-parole du gouvernement, est invitée sur LCI pour débattre des violences urbaines du 17 octobre .
L’élue défend une réforme de la justice des mineurs pour assurer une meilleure réponse pénale aux pillages.
Soudain, la foudre tombe.
L’éditorialiste Isabelle Saporta délégitime son interlocutrice.
"Vous faites partie de la même vague saumâtre qui a mis ce pays à genoux depuis dix ans (...) Je ne comprends même pas qu’on continue de donner la parole à un macroniste. (...) Comment osez encore ouvrir la bouche ?" A la vue de ces images, une ministre soupire : "Ce qui est arrivé à Prisca en plateau, c’est ce qui arrivera à Philippe et Attal sur le terrain demain." On connaissait le sparadrap du capitaine Haddock.
On découvre le ruban adhésif du bloc central.
Les " images hypnotiques" du 17 octobre - selon la formule d’un membre du gouvernement - risquent de coller aux deux candidats à l’élection présidentielle, tout comme à l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.
Entre impuissance de l’Etat et sentiment d’impunité des casseurs, le cocktail est dévastateur.
"On était spectateurs", se désole un ministre.
Un dirigeant macroniste des premières heures a même fait, dimanche, une croix sur la victoire à l’élection présidentielle : "Ce week-end, on a perdu.
Le candidat non-extrémiste qui peut espérer gagner ne viendra pas de chez nous.
Tous ceux qui ont gouverné avec Emmanuel Macron n’ont aucune chance." Laconique.
Au sein de l’exécutif, l’analyse est déroulée avec fatalisme.
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