Plus haute que ses dogmes et ses statues. Commentaire de l’Évangile du samedi 15 août
Ce sont deux femmes, l’une âgée, l’autre jeune, qui, dès le début de l’Évangile de Luc témoignent de la promesse de Dieu et de son accomplissement en Jésus le Christ. Les paroles de Marie soulignent avec insistance que ce dessein n’a pas pour caractéristiques la force, la puissance et la gloire. Comme nous l’ont rappelé les textes de cette semaine, l’Évangile est venu dans l’abaissement d’un Seigneur-serviteur crucifié. À l’image de la graine fragile, il meurt pour donner la vie. Il appelle ses disciples à ressembler aux plus petits, à se solidariser avec eux, à avoir le souci des plus faibles, les enfants et les femmes en particulier, à écouter et pardonner le pécheur…
Les mots de Marie annoncent déjà tout cela. Elle se désigne elle-même en parlant de « la bassesse de sa servante » (v.48), Elle « se réjouit en Dieu son Sauveur » (v47) qui a « dispersé les orgueilleux », « renversé les puissants », « élevé les humbles », « rassasié les affamés », « renvoyé les riches à vide », « secouru son serviteur » (v.51-54).
Ainsi, par-delà les images et les statues, les doctrines et les dogmes accumulés au fil des siècles, le texte de ce jour nous livre la figure évangélique de Marie. Humble et confiante servante, avec d’autres femmes, elle accompagnera Jésus jusqu’à la croix. En cette heure sombre où des hommes, ses disciples, l’ont abandonné, renié ou trahi. Elle est le témoin fidèle d’une espérance paradoxale qui passe par un ultime abaissement.
Autres lectures : Ap 11 19a ; 12 1-6a.10ab ; Ps 44 (45) ; 1 Co 15, 20-27a
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