Suzuki e SKY : la kei car électrique veut partir à la conquête de l’Europe et de la Twingo
BYD vient bousculer les constructeurs japonais jusque sur leur terrain historique des kei cars électriques . Honda et Nissan ont déjà leurs modèles, c’est désormais au tour de Suzuki de riposter avec la e SKY. Si sa commercialisation est d’abord prévue en novembre au Japon, les équipes de la marque préparent activement son homologation pour le marché européen.
« Nous avons conçu chaque composant au gramme et au millimètre près pour optimiser l’efficacité énergétique et l’autonomie », a déclaré Tomoyuki Tsubata, l’ingénieur en chef à l’origine du modèle à Nikkei Asia . Mais est-ce suffisant pour s’imposer sur le marché européen ?
L’expérience acquise sur l’ e Vitara , le premier modèle électrique de Suzuki, a bien aidé à la conception de ce véhicule et de sa motorisation. Le véhicule étrenne ainsi un système d’entraînement e-Axle ultra-compact conçu en interne par Suzuki, adapté aux contraintes spécifiques du format kei car.
La Suzuki e-Sky intègre une batterie LFP (lithium-fer-phosphate) de 26 kWh. Les ingénieurs indiquent avoir privilégié la légèreté et l’aérodynamisme plutôt que la course à la puissance :
Bien que son autonomie totale reste légèrement inférieure aux 320 km affichés par la BYD Racco, cette efficience permet à Suzuki de franchir un nouveau cap en matière d’autonomie. Et surtout, cela lui permet de battre les Honda N-One et Nissan Sakura déjà lancées sur le marché japonais.
Si les kei cars japonaises peinent historiquement à s’exporter, c’est en partie en raison de leur format type petits monospaces très hauts et très carrés, peu prisés des conducteurs occidentaux. Suzuki a sciemment évité ce piège : la e-Sky adopte une hauteur de caisse plus basse et un profil de berline compacte mi-haute.
Un dirigeant de la marque l’a confirmé sans ambiguïté : « Nous l’avons conçue en pensant à l’exportation. » Cette silhouette plus basse améliore l’aérodynamisme tout en répondant mieux aux attentes des automobilistes européens. Elle fait plus mini-citadine que mini-utilitaire de poche.
Mais le design n’est pas le seul frein de ces modèles à l’exportation : la mise en conformité aux normes européennes et leurs motorisations très bridées au Japon ont également constitué un frein majeur à l’exportation des précédentes générations thermiques. L’électrification de ces véhicules apporte de nouvelles opportunités aux constructeurs japonais. Honda l’a déjà saisie en commercialisant la Super-N (dérivée de la N-One) au Royaume-Uni, mais seulement dans ce pays.
Suzuki veut en revanche saisir l’opportunité ouverte par l’Union européenne avec son projet e-car. L’Europe envisage l’adaptation de la réglementation pour créer une catégorie de véhicules électriques légers et abordables, directement inspirée du modèle japonais des kei cars . Il est néanmoins important de rappeler que, pour l’heure, cette évolution réglementaire n’est pas encore adoptée. Ni le projet de kei cars ni celui porté par Stellantis avec la 2CV n’ont l’assurance d’obtenir ce qu’ils souhaitent.
Pour convaincre, la marque vise un prix d’appel inférieur à 20 000 €.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.numerama.com — le contenu appartient à Numerama.