Incendies en France: le feu dans les Landes a brûlé 1580 hectares, mais les conditions s'améliorent
Le feu de forêt dans les Landes, dans le sud-ouest de la France, s'est à nouveau propagé ce samedi 15 août à l'aube et a désormais brûlé 1580 hectares. Mais les conditions météorologiques s'annoncent plus favorables avec des températures moins caniculaires et de possibles pluies en soirée.
« On a eu des reprises relativement importantes au sud, à proximité de Garein », village d'environ 400 habitants voisin de Luglon, le bourg de 350 habitants près duquel est parti l'incendie jeudi 13 août après-midi, a précisé le préfet des Landes, Gilles Clavreul, lors d'un point presse samedi 15 août. Une centaine de nouvelles évacuations a eu lieu, « ce qui porte le total à 650 », mais « aucune habitation » n'est « touchée », a-t-il ajouté.
Le feu, qui « évoluait plutôt favorablement », « a été réactivé vers 04h30 » dans un secteur compliqué d'accès, mais « contenu avec beaucoup d'engagement », a expliqué le colonel Arnaud Fabre, directeur du SDIS des Landes. Les efforts se concentrent désormais sur Garein, car « sur Luglon, les choses sont mieux maîtrisées, même si le feu reste actif », a indiqué le préfet.
La progression a été moindre que la nuit précédente : la surface brûlée est passée de 1 300 à 1 580 hectares, alors qu'elle avait quasiment triplé entre jeudi soir et vendredi matin (de 400 à 1 100 hectares).
Environ 550 pompiers luttent contre ce troisième feu majeur de l'été dans l'immense massif des Landes de Gascogne, majoritairement peuplé de pins maritimes desséchés par les vagues de chaleur favorisées par le changement climatique, après ceux de fin juillet de Biscarrosse (Landes, 3 700 hectares) et Saumos (Gironde, 42 000 hectares) .
Peu après minuit, un feu tactique a été allumé sur une parcelle jusqu'ici épargnée par le feu pour contrer le flanc gauche de l'incendie se dirigeant vers Garein. Des pompiers en combinaison jaune de protection thermique, surnommés les « brûleurs », versent « un mélange d'hydrocarbures, de gazole et d'essence », sur un tas de végétation asséchée, indique le commandant Arnaud Curutchet, l'un des 120 cadres feux tactiques français, venu des Pyrénées-Atlantiques voisines. « On essaie de le faire à contre-vent, pour qu'il avance doucement, qu'il brûle bien l'ensemble du combustible, et soit attiré par le feu principal », explique-t-il.
Des deux côtés du brasier, deux pompiers landais surveillent, perchés au-dessus de leurs camions-citernes, lances en main. Plusieurs paramètres sont pris en compte : la météo, la topographie, les reconnaissances effectuées « tout l'après-midi », et « l'âge des pins car ils réagissent différemment au feu », explique le commandant Curutchet.
Samedi, le Chinook, hélicoptère bombardier d'eau géant prêté par l' Australie , « pourrait être le premier à intervenir sur zone » avec « des Canadair et autres moyens aériens en fonction des disponibilités », a indiqué le préfet.
« L'objectif, c'est de contenir » l'incendie, a souligné le colonel Fabre. « Tous les moyens sont réengagés au fur et à mesure. Donc, on va faire notre travail. Et là-dessus, je suis optimiste ».
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