Opération Ajax : le coup d’Etat qui a changé l’Iran
Les espions font souvent basculer l’Histoire.
Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons.
Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Le 20 mars 2003, il est 4h du matin lorsque les premières bombes américaines tombent sur Bagdad : c’est le début de la guerre d’Irak .
Ce conflit, qu'on appelle aussi la seconde guerre du Golfe, durera huit ans et fera près de 500 000 morts, jusqu'au retrait des troupes américaines en 2011.
Pour justifier cette guerre, Washington brandit un argument massue : les armes de destruction massive.
Selon la CIA , l’Irak développerait en secret des armes chimiques et nucléaires.
Seulement voilà, lorsque Bagdad tombe, le 1er mai 2003, aucune arme de la sorte n’est trouvée sur le territoire irakien.
C’est ainsi la pierre angulaire de l’argumentaire américain qui tombe, en même temps que la capitale irakienne.
Le monde entier comprend alors la supercherie, et Washington est accusé d’avoir manipulé le renseignement à des fins politiques.
Au cœur du scandale : la CIA.
Alors que les États-Unis cherchent désespérément à obtenir des preuves contre le pouvoir irakien, la CIA va s’appuyer sur les informations d’un homme, surnommé "curveball" par les services secrets occidentaux.
Un témoignage qui va servir d’argument à l’administration Bush, notamment devant la tribune de l’ONU, le 5 février 2003.
Manipulation délibérée du renseignement pour certains, échec cuisant pour d’autres, quoi qu’il en soit, la CIA est mise en cause.
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