Au revoir l’été grec, je t’ai tant aimé
Ce sont ces images baignées de lumière. Le bruissement du vent qui te caresse. Ce sont les plongeons interminables dans les eaux fraîches, les promenades au coucher du soleil. Ce sont les amis, les rires, les conversations à la recherche de la Petite et de la Grande Ourse dans le ciel étoilé. C’est le chemin de l’amour et le reflet de la pleine lune sur la mer.
C’est la table dressée au moment où le plat chaud sort du four du village. La sieste de midi et les arômes de fruits fraîchement cueillis. C’est la thérapie dont tu avais la chance de bénéficier chaque année, à cette même période. Et c’était une évidence.
C’était la remise à zéro annuelle, pour tous. Tout ce qui s’était passé durant les mois du quotidien s’estompait pendant l’été. Des mois d’oubli. Tout s’équilibrait à nouveau. Et avant de retrouver la “normalité” , l’âme et le corps se ressourçaient. L’été, tout se calmait. Août était le mois de la détente.
Ce sont ces images, baignées de lumière. Sauf que désormais, la lumière ne vient plus du soleil. Elle provient des flammes qui jaillissent des pentes. À chaque fois plus denses et plus vastes. Plus destructrices.
Des vies perdues. Des forêts, des villages, des animaux et des maisons à la merci des flammes. Tout ce que tu tenais pour acquis. Stable
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Article réservé aux abonnés Série d’été. Cargèse : sur les traces des Grecs de Corse
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