Près de Londres, la course aux crêpes fait “renoncer à toute forme de dignité”
Des effluves beurrés et sucrés de pâte à crêpes emplissent l’air dans la grand-rue qui mène jusqu’à la place du marché de la petite ville d’Olney. Un haut-parleur installé sur le monument aux morts crachote au-dessus de la foule. Aujourd’hui, c’est mardi gras. Mais dans cette petite ville du comté de Buckinghamshire aux maisons couleur de miel, c’est surtout le jour de la Pancake Race , la “course à la crêpe”.
Chaque année, une vingtaine de résidentes d’Olney enfilent un tablier de cuisine, un foulard à motif vichy, ainsi que leurs meilleures baskets pour parcourir les 365 mètres qui séparent la place du marché de l’église Saint-Pierre et Saint-Paul. À l’arrivée pour la gagnante : un baiser du bedeau. Il en est ainsi depuis le règne du fragile Henri VI. “Depuis 1445, on court quel que soit le temps”, tel est le credo – que l’on parle d’un mois d’averse ou de la guerre des Deux-Roses. Cette année pourtant, un rare rayon de soleil illumine le parcours.
En guise de préparation, les participantes ont reçu pour seules instructions de “se munir d’un tablier et d’un poêle à crêpe”, avant de se rassembler dans la “tente de contrôle”. C’est là que je rencontre Bethan et Sophie, qui vont concourir pour la course à trois jambes, leur destin sportif solidem
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Article réservé aux abonnés Le Courrier des recettes. La “douceur enveloppante” d’une crêpe vietnamienne au sucre de palme
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