Se cacher ou faire campagne ? Les candidats à la présidentielle face au dilemme de l'été
Que faire de son été ? Battre la campagne, multiplier les déplacements et provoquer l’actualité ? Se mettre au vert en attendant la fin des vacances, et ne réapparaître qu’à la faveur d’un cas de force majeure, ou d’une petite carte postale ? Depuis le début de la saison, marquée par le ralentissement de la vie politique, les candidats à l’élection présidentielle apportent différentes réponses à cette interrogation.
"Prosaïquement, les dépenses engagées au cours de l’été seront intégrées aux comptes de campagne.
Or, quitte à dépenser de l’argent, autant que ce soit rentable.
Il y a un tel creux d’attention du 14 juillet au 15 août et un tel regain d’activité sur la fin du mois d’août que l’été en lui-même n’a pas grand intérêt pour capter l’attention", note le politiste Pierre Lefébure dans un entretien au journal Le Monde .
D'autant qu'en renonçant à la traditionnelle interview du 14 juillet, Emmanuel Macron a privé les prétendants d'un prolongement estival de l'actualité politique.
Choisir d’occuper le terrain ou de cultiver le surplomb à neuf mois du scrutin est surtout une affaire de statut.
François Mitterrand l’avait théorisé : "Le présidentiable est celui qui ralentit le pas".
Alors quelles conclusions tirer de l’été de Gabriel Attal ? Pas une semaine ne passe sans que l’ancien Premier ministre ne signale ses propositions, et vende sa propre candidature à l’élection présidentielle aux Français.
En juillet, ses amis promettaient une "campagne permanente".
Promesse tenue.
En juillet, il s’est rendu trois en Bretagne pour parler du travail et des salaires, à Annecy ensuite, pour évoquer la gestion de l’eau, puis en Vendée afin d’évoquer les occupations illégales des gens du voyage.
En août, il se rendra dans l’Hérault dans une colonie de vacances, "à la rencontre des jeunes et des enfants", puis dans les Hauts-de-France, au gré d’une séquence sur les "mamans solos".
L’énumération est non exhaustive.
Dans la torpeur estivale, Attal a aussi trouvé Jean-Luc Mélenchon sur son chemin : l’insoumis lui a proposé, entre autres, de débattre des "écorégions".
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.lexpress.fr — le contenu appartient à L'Express.