Dette : les taux s'envolent et pendant ce temps Bercy brode
La France excelle dans un nouveau jeu : le cochon pendu.
Cochon, comme ces pays méditerranéens que de beaux esprits qualifiaient de PIGS – Portugal, Italy, Greece and Spain – lorsqu’ils affrontaient la crise de leurs dettes souveraines (2010-2012).
Désormais, "en zone Euro, la France est le pays qui emprunte aux coûts les plus élevés , avec des taux à 10 ans supérieurs à 4,13 %, devant l’Italie (4,08 %) et loin devant la Grèce (3,95 %), l’Espagne (3,71 %) et le Portugal (3,60 %)", pointe le bulletin d’Euronext daté du 21 août.
Pendu, comme ce nœud coulant qui étrangle chaque jour un peu plus les finances de l’Etat "dont la dette a une maturité moyenne de 8,5 ans et qui doit refinancer désormais à 4,13 % des emprunts souscrits entre 0 % et 1 % il y a 8 à 10 ans." Sur RTL, David Amiel , le ministre des Comptes publics, a parlé d’un "coup de semonce" observé "dans le monde entier mais aussi malheureusement en France", appelant à un "compromis politique pour éviter le n’importe quoi budgétaire".
Formules creuses, censées préserver les arbitrages prochains de Matignon sur le projet de loi de finances.
Mi-juillet pourtant, le même se montrait plus explicite, à défaut d’être convaincant.
Questionné à l’Assemblée nationale par Matthias Renault, le député RN de la Somme, le ministre lui avait lancé : "Vous êtes le seul parti qui réussit à contribuer à la charge de la dette... sans gouverner.
A chaque fois qu’un sondage vous est favorable, les taux d’intérêt augmentent." On peut s’alarmer - à raison - du coût du programme de Marine Le Pen, en matière de retraites notamment, sans verser dans le fantasme qu’on prétend dénoncer.
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