"J'irai jusqu'au bout" : Bruno Retailleau, la présidentielle 2027 et l'impossible art du verbe
À Tourcoing, la mise en scène confine au ridicule.
Édouard Philippe , vêtu d'un tablier de cuisine, sert ce 30 août des frites aux participants de la rentrée politique de Gérald Darmanin .
Sous l'œil complice des caméras, le maire de Havre enchaîne les formules théâtrales avec le ministre de la Justice.
Et alors ? La séquence inonde les réseaux sociaux, jusqu'aux chaînes d'information.
Un député LR, guère convaincu par cette communication désuète, s'en ouvre à Bruno Retailleau : "Bruno, ne joue pas au vendeur de frites !" Le Vendéen sourit.
Cette image n'est pas vraiment son genre.
Lui n'est pas là pour faire le comédien.
Dans Le Figaro mercredi, il avance une formule lourde de sens : "Nous ne sommes plus vraiment en démocratie." Les mots ont façonné la popularité de l'ancien ministre de l'Intérieur .
"La parole est clé en politique.
Elle m’a servi à faire bouger les lignes", glissait Bruno Retailleau au printemps.
Sans ses habits de ministre de l'Intérieur, il a perdu de sa superbe.
Terminée, la magie de Beauvau conférant une autorité naturelle au premier flic de France.
Le voilà redevenu simple sénateur à la conquête des Français.
Le verbe n'a pas varié, mais son écho s'est évaporé.
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